(Le 24 juillet 2026 – Territoire algonquin non cédé, Ottawa) – La Cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak a publié aujourd’hui la déclaration suivante en réponse à l’urgence actuelle liée aux feux de forêt qui touchent les communautés des Premières Nations du nord de l’Ontario.
« Au nom de l’Assemblée des Premières Nations (APN), j’adresse mes prières et mon soutien à toutes les nations, communautés et familles touchées par ces feux de forêt dévastateurs et par les évacuations forcées à travers la région. Être contraint de quitter son foyer est profondément traumatisant, et nos pensées vont aux aînés, aux jeunes, aux familles, aux premiers intervenants et à toutes les autres personnes qui continuent de composer avec cette crise. »
« Je me joins au Grand Chef de la nation Nishnawbe Aski (NNA), Alvin Fiddler, et au Chef de la Première Nation de Gull Bay, Wilfred King, ainsi qu’à l’ensemble des dirigeants, pour réclamer une enquête publique sur les mesures prises par l’Ontario face à ces feux de forêt. De nombreux problèmes doivent être examinés, notamment le manque de communication et l’absence de soutien aux personnes et aux Premières Nations qui se trouvaient en danger. Nous devons analyser la situation en profondeur afin de nous assurer que des plans et des mesures de soutien soient mis en place pour que cela ne se reproduise plus. Les changements climatiques sont bien réels et continuent de toucher de manière disproportionnée les Premières Nations. Chaque saison, nous constatons que ces situations gagnent en gravité. Les Premières Nations doivent disposer de mesures de soutien en matière de gestion des urgences qui soient rapides, adaptées à leur culture et efficaces. Il est clair que des changements opérationnels sont nécessaires pour inclure les dirigeants des Premières Nations dans les décisions fédérales, provinciales et territoriales relatives au suivi et à l’intervention en matière de gestion des urgences, et ce, dès le début de la saison des feux et tout au long de celle-ci. Toutes les provinces et tous les territoires devraient disposer de mécanismes opérationnels clairs et proactifs pour collaborer avec les dirigeants des Premières Nations afin de se préparer à la saison annuelle des incendies et d’y faire face. »
« Les phénomènes météorologiques extrêmes constituent désormais la nouvelle norme en raison de l’inaction face à la crise climatique. Une collaboration et une approche inclusive à tous les niveaux sont nécessaires pour établir des prévisions et réaliser des évaluations des situations d’urgence liées aux feux de forêt, ainsi que pour mettre en place des protocoles de communication et d’intervention rapide visant à protéger la sécurité des membres des Premières Nations, de leurs foyers et de leurs communautés. Les conflits de compétence ne sauraient servir de prétexte pour laisser les urgences climatiques dévaster nos communautés. Les Premières Nations doivent disposer des ressources et des capacités nécessaires pour prendre soin de leurs membres avant, pendant et après les urgences climatiques, quelle que soit la compétence concernée. J’attends avec impatience les recommandations constructives qui découleront d’une enquête publique afin que l’ensemble du Canada puisse aller de l’avant et mettre en œuvre de manière efficace la gestion des urgences climatiques. »
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L’Assemblée des Premières Nations (APN) est une organisation nationale de défense des intérêts qui s’efforce de promouvoir les aspirations collectives des communautés des Premières Nations et de leurs membres dans tout le Canada sur des questions et des préoccupations de nature nationale ou internationale.
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