(Le 20 août 2026 – Territoire algonquin non cédé, Ottawa) – Au nom des Premières Nations de tout le Canada, la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak a exprimé sa profonde indignation et sa préoccupation face à la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada d’accorder une libération conditionnelle totale à Brayden Bushby. Bushby a été reconnu coupable d’homicide involontaire à la suite du décès, en 2017, de Barbara Kentner, une femme des Premières Nations membre de la Première Nation ojibway de Wabigoon Lake.
La Cheffe nationale Woodhouse Nepinak a déclaré ce qui suit : « M. Bushby a commis un acte horrible de brutalité ciblée; il a enfreint à plusieurs reprises les conditions de sa libération conditionnelle et adopté de nombreux comportements à haut risque. J’ai le cœur brisé pour les amis et la famille de Barbara Kentner, ainsi que pour les membres de la Première Nation ojibway de Wabigoon Lake. Cette décision envoie un mauvais message quant à la valeur que le système de justice pénale accorde à la vie des femmes des Premières Nations au Canada. »
Mme Kentner se promenait avec sa sœur à Thunder Bay lorsque M. Bushby a lancé un attelage de remorque depuis un véhicule en marche, la frappant à l’abdomen. Mme Kentner est décédée six mois plus tard des suites de complications liées à ses blessures graves. M. Bushby a été condamné en 2021 à huit ans de prison. La Commission des libérations conditionnelles lui avait initialement accordé une libération conditionnelle de jour en 2023, mais l’avait révoquée en 2024 à la suite de multiples manquements aux conditions qui lui étaient imposées ainsi qu’en raison de sa conduite et de ses comportements. La Commission a désormais estimé que le risque qu’il représente pouvait être « géré » dans la collectivité. M. Bushby s’est vu accorder une libération conditionnelle totale, sous réserve de certaines conditions.
« L’APN se tient aux côtés de la famille de Barbara, des Premières Nations et de la nation Nishnawbe Aski, ainsi que de toutes les femmes et filles des Premières Nations. Nous avons le droit de vivre à l’abri de la violence, du racisme et de la discrimination, et les familles ont le droit d’attendre d’un système judiciaire qu’il prenne au sérieux leur sécurité et leur vie », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak. « L’APN continuera de militer en faveur de changements systémiques au sein des services de police ainsi que des systèmes judiciaires, pénitentiaires et d’aide aux victimes du Canada, afin de garantir que les membres des Premières Nations soient protégés, respectés et traités équitablement. »
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