(Le 8 octobre 2026) — La Cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Cindy Woodhouse Nepinak, et le président du Congrès national des Indiens d’Amérique (NCAI), Mark Macarro, ont appelé aujourd’hui les gouvernements des deux côtés de la frontière à respecter les cultures, les langues et l’histoire des premiers peuples en réponse aux initiatives agressives de l’administration Trump visant à renommer le lac Ontario.
« Le lac Ontario est et restera à jamais le lac Ontario », a déclaré la Cheffe nationale de l’APN, Cindy Woodhouse Nepinak. « Ce nom tire ses racines des langues et de l’histoire des premiers peuples de l’Île de la Tortue. Ce lac a toujours été et reste une source essentielle de déplacements, de subsistance et de spiritualité pour notre peuple. Ce nom revêt une importance capitale, car l’enjeu fondamental réside dans la reconnaissance et le respect des langues, des cultures et de l’histoire des premiers peuples de cette terre. Nous étions là avant la création de la frontière et nous sommes solidaires de nos frères et sœurs du sud. Nous ne laisserons aucun gouvernement tenter d’effacer nos droits, nos cultures et nos contributions. »
Le 27 août, le président américain Donald Trump a signé un décret visant à rebaptiser le lac Ontario « lac America ». Ce décret est purement symbolique et n’a aucune valeur juridique en matière de frontières internationales ou de noms étrangers. Les premiers peuples, les représentants du gouvernement et les citoyens des États-Unis et du Canada ont critiqué cette initiative.
« Bien avant l’existence des États-Unis ou du Canada, les Nations tribales et les Premières Nations connaissaient ces terres et ces eaux sous des noms ancrés dans nos propres langues, nos histoires et nos liens avec ces lieux », a déclaré Mark Macarro, président du NCAI. « Ces histoires ne peuvent être réécrites par un décret présidentiel. Le lac Ontario lie nos peuples par-delà une frontière qui a été imposée à nos terres ancestrales, et le NCAI se joint à l’Assemblée des Premières Nations pour réclamer le respect des histoires, des cultures et des langues tribales qui ont façonné cette région depuis des temps immémoriaux. Notre histoire commune précède la création de la frontière, et notre responsabilité de protéger notre histoire s’étend bien au-delà de cette frontière. »
Le 24 mars dernier, l’APN et le NCAI ont renouvelé leur « Déclaration de fraternité et de coopération entre les peuples et nations autochtones d’Amérique du Nord », un engagement commun en faveur de l’unité, de la coopération et du soutien mutuel. Cette déclaration officialise la collaboration entre le NCAI et l’APN dans le but de promouvoir le bien-être, les droits et les priorités des Indiens d’Amérique, des Autochtones d’Alaska et des Premières Nations sur des questions d’intérêt international commun.
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À propos du Congrès national des Indiens d’Amérique
Fondé en 1944, le Congrès national des Indiens d’Amérique (NCAI) est l’organisation d’Indiens d’Amérique et d’Autochtones d’Alaska la plus ancienne, la plus importante et la plus représentative du pays. Le NCAI défend les intérêts des gouvernements tribaux et des communautés, en encourageant la mise en place de politiques solides entre les gouvernements tribaux et le gouvernement fédéral, ainsi qu’une meilleure compréhension, par le grand public, des gouvernements, des peuples et des droits des Indiens d’Amérique et des Autochtones d’Alaska. Pour en savoir plus, consultez le site www.ncai.org.
À propos de l’Assemblée des Premières Nations
L’Assemblée des Premières Nations (APN) est une organisation nationale de défense des intérêts qui s’efforce de promouvoir les aspirations collectives des communautés des Premières Nations et de leurs membres dans tout le Canada sur des questions et des préoccupations de nature nationale ou internationale.