(Le 5 juin 2026 – Territoire algonquin non cédé, Ottawa, Ontario) – La Cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak a dénoncé aujourd’hui la décision du Sénat du Canada de rejeter un amendement au projet de loi C-9, souvent appelé « le projet de loi sur les crimes haineux », qui aurait fait du déni des pensionnats indiens une infraction.
« La décision du Sénat de rejeter cet amendement représente un recul et un revers pour les survivants et pour la réconciliation », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak. « Le déni des pensionnats indiens est un crime haineux et doit être traité comme tel. Il existe depuis toujours un déni délibéré et ignorant, mais nous nous heurtons aujourd’hui à un mouvement de négationnistes de plus en plus important et organisé qui tente de réécrire l’histoire du Canada. Nous devons riposter face à ces mensonges odieux et défendre la vérité. Nous saluons la sénatrice Karetak-Lindell pour son amendement ainsi que tous les sénateurs qui l’ont soutenu, mais nous sommes profondément déçus par leurs collègues qui ont tourné le dos à la vérité et à la justice. »
Au début de la semaine, la sénatrice du Nunavut Nancy Karetak-Lindell a présenté un amendement au projet de loi C-9 visant à ériger en infraction pénale le déni des pensionnats indiens. Cet amendement a été adopté par le Comité sénatorial des droits de la personne avec un large soutien, mais il a été rejeté par l’ensemble du Sénat dans le cadre d’un vote de 32 voix contre 41. L’APN dispose de résolutions nationales adoptées par les Premières Nations-en-Assemblée appelant le Canada à criminaliser le déni des pensionnats indiens.
« Nous continuerons à faire pression sur le Canada pour qu’il collabore avec les survivants, les aînés et les dirigeants des Premières Nations afin d’élaborer une loi ou de modifier la législation existante pour criminaliser le déni des pensionnats indiens », a déclaré la Cheffe nationale. « Le Canada a déjà modifié le Code criminel pour sanctionner les discours haineux et le déni. Il est temps d’adopter une loi qui pénalise les discours haineux et le déni des pensionnats indiens. Ce travail revêt une importance et une urgence sans précédent, alors que nous perdons malheureusement de plus en plus de survivants et d’autres personnes qui ont été témoins de l’horrible réalité des pensionnats indiens. La vérité est essentielle à la réconciliation. »
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L’Assemblée des Premières Nations (APN) est une organisation nationale de défense des intérêts qui s’efforce de promouvoir les aspirations collectives des communautés des Premières Nations et de leurs membres dans tout le Canada sur des questions et des préoccupations de nature nationale ou internationale.
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