(Le 3 septembre 2026 – Territoire du Traité n° 7, Calgary, Alberta) – Alors que les enfants canadiens font leur rentrée scolaire, l’Assemblée des Premières Nations (APN) publie une étude soulignant le manque criant et croissant d’infrastructures avec lequel doivent composer les enfants et les familles des Premières Nations. En réponse, la Cheffe nationale de l’APN appelle le gouvernement fédéral à honorer ses engagements en prenant des mesures concrètes et en réalisant des investissements dans le budget fédéral de 2026.
« Ce rapport établit clairement que le manque d’infrastructures scolaires est indéniable et inacceptable », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak. « Il ne s’agit pas simplement des bâtiments. Ce manque d’infrastructures entraîne une surpopulation et fait peser de graves risques pour la santé et la sécurité des élèves et du personnel des Premières Nations. Les enfants des Premières Nations ne peuvent pas apprendre dans un environnement dangereux et précaire, et les enseignants ne peuvent pas enseigner sans locaux. Il est dans l’intérêt du Canada et des Premières Nations de prendre des mesures immédiates pour investir dans la réussite des élèves et des éducateurs des Premières Nations. »
Le rapport intitulé Évaluation des besoins en matière d’investissement, d’exploitation et d’entretien des infrastructures scolaires des Premières Nations présente des estimations des coûts liés à l’ensemble des besoins en matière d’investissement, d’exploitation et d’entretien de 395 écoles et 1 222 logements d’enseignants situés dans des réserves à travers le Canada. Ce rapport confirme notamment que :
- plus de 225 écoles des Premières Nations sont surpeuplées selon les normes sur les surfaces dans les écoles canadiennes, soit 25 de plus qu’en 2021;
- 77 écoles des Premières Nations doivent être remplacées de toute urgence, soit 21 de plus qu’en 2021;
- des logements adéquats pour les enseignants sont essentiels pour recruter et fidéliser des éducateurs qualifiés.
Face à ce problème croissant, le Canada n’a toutefois pas réalisé de nouveaux investissements suffisants pour répondre aux besoins des Premières Nations en matière d’infrastructures scolaires. Il en va de même pour l’éducation et la formation des adultes des Premières Nations. Il en résulte une détérioration accélérée des installations, une hausse des futurs coûts de construction, une perte de potentiel, ainsi que des risques pour la santé et la sécurité auxquels aucun enfant ne devrait être exposé.
« Le moyen le plus efficace d’assurer la réussite future des enfants des Premières Nations et de notre économie consiste à investir dans l’éducation et la formation professionnelle, dès le plus jeune âge et tout au long de la vie », a déclaré la Cheffe nationale. « Le système éducatif canadien a été utilisé comme un outil pour effacer nos cultures, nous priver de nos langues et briser notre esprit. Aujourd’hui, l’éducation doit être un outil qui rend les Premières Nations autonomes et qui valorise nos enfants. »
Les détails de l’évaluation de l’APN confirment que 19 milliards de dollars d’investissements en capital sont nécessaires au cours des 20 prochaines années et que 550 millions de dollars par an sont requis pour les dépenses de fonctionnement afin de combler l’écart en matière d’éducation. Le rapport complet et des renseignements supplémentaires peuvent être consultés à l’adresse.
S’adressant à des délégués présents à la Réunion annuelle nationale des Premières Nations signataires d’accords de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones à Calgary, la Cheffe nationale a ajouté : « Ce rapport est un appel clair lancé au Canada pour qu’il investisse durablement dans les enfants et les familles des Premières Nations. Plus de la moitié des appels à l’action présentés par les commissaires de la Commission de vérité et réconciliation portaient sur l’éducation. Comme l’a dit le regretté juge Murray Sinclair : « C’est l’éducation qui nous a mis dans cette situation. C’est l’éducation qui nous en sortira. »
Cette évaluation a servi de base à la présentation prébudgétaire 2026 de l’APN au Parlement, qui définit des priorités pour l’ensemble du continuum éducatif, depuis la maternelle jusqu’à la 12e année, en passant par l’enseignement supérieur et la formation des adultes, afin de garantir que les apprenants des Premières Nations bénéficient des mêmes chances que tous les autres élèves du Canada. En juillet, les Chefs présents à l’Assemblée générale annuelle de l’APN ont également approuvé une résolution stratégique demandant que l’éducation soit un thème central de la réunion des premiers ministres d’octobre consacrée aux enjeux des Premières Nations.
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L’Assemblée des Premières Nations (APN) est une organisation nationale de défense des intérêts qui s’efforce de promouvoir les aspirations collectives des communautés des Premières Nations et de leurs membres dans tout le Canada sur des questions et des préoccupations de nature nationale ou internationale.
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