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La Cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations réclame une enquête et des excuses à la suite des révélations concernant la surveillance des Premières Nations par le gouvernement

Publié : 26 mars, 2026Bulletin

(Le 26 mars 2026 – Territoire algonquin non cédé, Ottawa, Ontario) – La Cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations (APN) condamne fermement la campagne coordonnée et de longue haleine de surveillance, de harcèlement et d’intimidation menée par la GRC à l’encontre des membres et des organisations des Premières Nations dans les années 1970, qualifiant ces actions de grave violation des droits et de perpétuation des pratiques coloniales. La Cheffe nationale demande une enquête immédiate sur cette affaire ainsi que des excuses de la part du premier ministre et du ministre de la Sécurité publique, en plus des excuses présentées par le commissaire de la GRC.

« Nous ne sommes pas des ennemis de l’État. Nous sommes les Premières Nations et les premiers partenaires sur cette terre », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak. « Il est choquant et inacceptable que le Canada ait pris pour cible, harcelé et espionné nos peuples qui défendaient leurs droits et protégeaient leurs terres. Je rends hommage à nos dirigeants qui ont fait preuve de courage face à ce harcèlement et à cette surveillance. C’est un nouveau chapitre de l’histoire coloniale du Canada, qui consiste à opprimer et à diviser les Premières Nations au lieu de travailler avec elles pour bâtir un pays plus fort. »

La Cheffe nationale a fait part de ses inquiétudes quant à la possibilité que de telles activités se reproduisent, compte tenu de la volonté du gouvernement fédéral de faire avancer de grands projets de développement dans le cadre du projet de loi C-5, qui pourraient avoir des répercussions importantes sur les terres, les droits et la compétence des Premières Nations.

« Il ne s’agit pas seulement du passé, mais aussi d’un avertissement important pour aujourd’hui. Alors que le Canada va de l’avant avec des projets d’intérêt national, il ne doit pas revenir à une époque où les Premières Nations étaient victimes d’infiltration, d’intimidation et de surveillance, où une opposition au développement fondée sur des principes était qualifiée de criminelle, d’extrémiste ou d’ingérence étrangère. Les Premières Nations doivent être pleinement et ouvertement associées à tout projet de développement dès le début, dans le respect de leurs droits, de leurs titres, de leur compétence et du principe du consentement libre, préalable et éclairé », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak.

L’APN exige une transparence et une reddition de comptes totales de la part du gouvernement fédéral.

« La vérité est essentielle à la réconciliation. J’appelle le gouvernement à rendre publiques tous les renseignements relatifs à cette affaire. Cela est arrivé à mes prédécesseurs, et je crains que cela ne m’arrive, à moi et à d’autres dirigeants des Premières Nations. Je vais communiquer immédiatement avec le ministre de la Sécurité publique pour savoir quelles mesures le Canada prendra à la lumière de ces révélations. Bien que les excuses du commissaire de la GRC soient importantes et nécessaires, j’exige des excuses publiques de la part du premier ministre et du ministre de la Sécurité publique pour cette conduite honteuse. Nous voulons une enquête approfondie sur ce programme de la GRC dans le cadre de notre appel à une enquête nationale plus vaste sur le racisme systémique au sein des services de police. Nous devons tirer des leçons du passé pour veiller à ce que cela ne se reproduise plus jamais », a conclu la Cheffe national Woodhouse Nepinak.

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L’Assemblée des Premières Nations (APN) est une organisation nationale de défense des intérêts qui s’efforce de promouvoir les aspirations collectives des communautés des Premières Nations et de leurs membres dans tout le Canada sur des questions et des préoccupations de nature nationale ou internationale.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Cherish Francis

Attachée de presse

Bureau de la Cheffe nationale

(343) 630-1372 (cell.)

[email protected]