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La tentative du premier ministre de la Colombie-Britannique de porter atteinte aux droits des Premières Nations est honteuse – La Cheffe nationale de l’APN fera part de ses préoccupations cette semaine à l’occasion du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones

Publié : 20 avr., 2026Bulletin

(Le 20 avril 2026 – Territoire algonquin non cédé, Ottawa, Ontario) – La Cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak a exprimé son soutien et sa solidarité absolue envers les Premières Nations de la Colombie-Britannique qui s’opposent aux décisions de la Couronne provinciale de suspendre (ou de modifier) des articles clés de la Loi concernant la Déclaration sur les droits des peuples autochtones de la province, comme l’a annoncé le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby.

La Cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak a salué les efforts déployés par le Chef régional de l’APN, Terry Teegee, ainsi que tous les autres Chefs de la Colombie-Britannique pour s’exprimer et s’opposer à ces changements. La Cheffe nationale soulèvera ces préoccupations cette semaine à l’occasion de sa participation au Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones.

« Les droits inhérents et préexistants des Premières Nations font partie intégrante du droit international relatif aux droits de la personne et sont protégés par celui-ci. Ils ne peuvent être suspendus, modifiés ou mis en suspens », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak. « Le Canada et la Colombie-Britannique prétendent faire partie d’une communauté internationale qui défend l’état de droit, y compris le respect et la mise en œuvre des droits fondamentaux de la personne. La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones affirme que les droits des Premières Nations sont des droits de la personne. Ni le Canada ni la Colombie-Britannique ne peuvent abolir, modifier ou suspendre les droits de la personne des Premières Nations et rester un membre respecté de la communauté internationale. »

« Les Premières Nations de toute la Colombie-Britannique rejettent toute tentative visant à affaiblir, modifier, abroger ou suspendre la Loi concernant la Déclaration sur les droits des peuples autochtones. Le consentement libre, préalable et éclairé ne constitue pas un obstacle au développement, mais bien les conditions qui permettent à celui-ci de se dérouler de manière durable, de génération en génération », a déclaré Terry Teegee, Chef régional de l’APN. « Nos droits ne sont pas négociables; ils sont essentiels à la réconciliation, à la justice et à un avenir commun. La voie à suivre passe par le partenariat et le respect, et non par les discours alarmistes et la trahison. »

La Loi concernant la Déclaration sur les droits des peuples autochtones de la Colombie-Britannique engage pleinement la Couronne à mettre en œuvre et à respecter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Elle a été adoptée en 2019 avec le soutien unanime de tous les partis et à la suite d’un travail de collaboration approfondi avec les Premières Nations de la Colombie-Britannique. Le processus d’adoption de cette loi a été un modèle de bonne pratique.

Au début du mois, le premier ministre Eby a rencontré les Premières Nations de la Colombie-Britannique pour annoncer son intention de suspendre des articles clés de la Loi, ce qui reviendrait à la rendre inopérante. Le premier ministre présente cette mesure comme une décision définitive, et non comme un sujet de discussion.
« Tout dans cette décision va totalement à l’encontre de l’esprit et de l’intention de la Déclaration ainsi que de la propre législation de la province », a conclu la Cheffe nationale. « La décision unilatérale du premier ministre représente un énorme pas en arrière pour les droits de la personne et la réconciliation au Canada. De nombreuses Premières Nations de Colombie-Britannique ont soutenu le premier ministre Eby en raison de sa position sur les droits de la personne et la Loi concernant la Déclaration sur les droits des peuples autochtones. Il est triste de le voir abandonner ces valeurs et les Premières Nations. Nous soutenons pleinement le Chef régional Teegee et les dirigeants des Premières Nations de la région dans le cadre des efforts qu’ils déploient pour examiner toutes les avenues possibles afin de s’opposer à cette mesure régressive. »

La Cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak rencontrera des délégués et des dirigeants internationaux pendant deux jours cette semaine, à l’occasion de la 25e session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones. La Cheffe nationale doit prendre la parole et présenter des recommandations aux chefs d’État afin de promouvoir les solutions proposées par les Premières Nations. Sous réserve de modifications, la session aura lieu :

Le mardi 21 avril 2026
Siège des Nations Unies – Salle de conférence 3
405 E 45th St., New York

Pour obtenir plus de détails, veuillez communiquer avec l’attachée de presse de la Cheffe nationale ou le service des Communications de l’APN. La Cheffe nationale se tiendra à la disposition des médias pour des entrevues. Pour organiser une entrevue, veuillez communiquer avec Cherish Francis, attachée de presse, à l’adresse [email protected] ou au (343) 630-1372.

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Cherish Francis
Attachée de presse
Bureau de la Cheffe nationale
(343) 630-1372 (cell.)
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