(Le 28 avril 2026 – Territoire algonquin non cédé, Ottawa) – La Cheffe nationale de l’APN, Cindy Woodhouse Nepinak, a publié aujourd’hui la déclaration suivante en réponse à la mise à jour économique du printemps.
« La voie proposée par le Canada pour bâtir un pays fort ne semble pas inclure les Premières Nations », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak. « La mise à jour économique du printemps prévoit plus de 37 milliards de dollars de nouveaux investissements dans le cadre du Fonds pour un Canada fort, pour la mobilisation de la main-d’œuvre et pour la création de logements abordables — aucun de ces investissements ne comportant d’allocations distinctes pour les Premières Nations.
La mise à jour économique s’inscrit dans la continuité de l’approche observée l’année dernière avec le projet de loi C-5 et la Loi sur l’unité de de l’économie canadienne, où les Premières Nations ne sont qu’une considération secondaire dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer l’économie canadienne. Il n’y a pas de Canada fort sans des Premières Nations fortes. À moins que nous ne nous développions dans le cadre d’un véritable partenariat, l’économie canadienne s’affaiblira. »
La Cheffe nationale demande au gouvernement de fournir davantage de précisions et de dialoguer avec les Premières Nations au sujet du Fonds pour un Canada fort avant que tout investissement dans des projets ne soit réalisé. Le gouvernement ne peut pas faire avancer le développement sans consultation adéquate et sans rendre de comptes aux Premières Nations.
« Nous sommes les Premières Nations, et non une réflexion après coup », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak. « Nous devons travailler en partenariat pour parvenir véritablement à un Canada fort pour tous. À mesure que la société d’État récemment annoncée et associée au Fonds sera mise en place, les Premières Nations devront occuper des postes de direction au sein de la société et au conseil d’administration. Nos voix doivent être prises en compte dans la prise de décision dans le cadre de cette nouvelle initiative, et les Premières Nations doivent disposer d’une voie claire vers des retombées économiques dans le cadre de tout projet financé.
L’absence de financement fondé sur les distinctions pour les Premières Nations s’est malheureusement avérée être un thème récurrent tout au long de la mise à jour économique.
« Étant donné que le gouvernement dispose clairement des moyens financiers nécessaires pour réaliser des investissements à long terme, comme le montre le Fonds pour un Canada fort, l’absence de financement fondé sur les distinctions pour les infrastructures, le logement et l’eau potable des Premières Nations est profondément décevante », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak. « Les Premières Nations ont maintes fois réclamé des investissements soutenus et adéquats pour combler l’écart en matière d’infrastructures, non seulement pour nos communautés, mais aussi dans l’intérêt de tous les Canadiens. L’APN a tracé une voie claire vers la prospérité pour tous dans ses rapports intitulés Combler l’écart en matière d’infrastructures. Malgré des données irréfutables, nous n’avons toujours pas vu ce gouvernement investir dans ce domaine critique où les besoins existent depuis longtemps. Nous continuons à exprimer nos préoccupations concernant la suppression progressive de programmes d’infrastructure et de logement, tels que le mécanisme d’indexation pour l’eau et les eaux usées, la gestion des actifs et le financement du transfert de la gestion et du contrôle des logements. Ces programmes essentiels sont sur le point de disparaître, ce qui aura des répercussions négatives durables sur les familles et les communautés des Premières Nations. »
La Cheffe nationale a souligné d’autres éléments de la mise à jour économique du printemps qui font état d’investissements tantôt satisfaisants, tantôt insuffisants dans des domaines essentiels. Les 794 millions de dollars prévus en 2026-2027 pour soutenir les services de santé non assurés et les 630 millions de dollars sur deux ans destinés aux services de bien-être mental pour les Premières Nations et les peuples autochtones constituent des investissements importants, mais aucun financement supplémentaire n’a été annoncé pour le Programme des services à l’enfance et à la famille des Premières Nations, et le financement précédemment annoncé pour le principe de Jordan reste insuffisant. Ces investissements s’avèrent nécessaires, car le financement annoncé précédemment est bien en deçà des besoins. L’APN a récemment achevé sa présentation prébudgétaire pour 2026, qui détaille les domaines nécessitant des investissements urgents dans le budget de 2026 afin de combler ces lacunes.
« Nous défendrons avec force et conviction ces investissements et les progrès que le gouvernement doit accomplir dès maintenant et à l’approche du budget », a déclaré la Cheffe nationale Woodhouse Nepinak. « Le gouvernement et les Canadiens doivent comprendre que lorsque les Premières Nations prospèrent, c’est tout le Canada qui prospère. C’est là le véritable chemin vers un Canada fort pour tous. »
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